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Sabir



: 394
: 01/11/2009
: 26
: Email : sabir.alg@hotmail.fr . Algerie

:     10, 2009 1:52 pm

Rpublique Algrienne Dmocratique et Populaire
Ministre de lÉducation Nationale
FRANÇAIS
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Troisime anne secondaire
Toutes les filires
Guide du professeur
Fethi MAHBOUBI
IEF
Office National des Publications Scolaires
Ce guide vise expliciter la dmarche adopte dans le manuel de Franais 3me A.S. et son contenu. Il prsentera le manuel, son organisation et donnera des explications quant la progression et la dmarche adoptes. Il ne prtend pas se substituer la prparation du professeur ou la mise en place dactivits qui restent concevoir de manire adapte la classe et aux besoins des lves.
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I Prsentation du manuel
de Franais 3me A.S.
Le manuel de Franais de 3me Anne Secondaire est un outil didactique adaptable, selon des activits spcifiques que le programme dcline de la page 16 la page 22, aux deux filires de 3 anne secondaire issues de la restructuration de l'enseignement secondaire gnral et technique. savoir les filires Lettres et Langues Etrangres et Techniques, Sciences Exprimentales, Mathmatiques, Gestion Economie .
Ce manuel est conforme au programme officiel tant du point de vue du contenu que de celui de lapproche prconise.
Les activits proposes prennent en charge les diffrents domaines dapprentissage (crit et oral) pour linstallation (ou le dveloppement) dune comptence de communication.
Les supports proposs la lecture et lanalyse se veulent en adquation avec le niveau attendu dlves ayant eu une scolarit normale.
Le manuel propose des situations dvaluation diagnostique, formative et certificative. 3
II Fiche technique du manuel
Le manuel de 3me A.S. propose :
1- Des supports crits en relation avec les objets dtude inscrits au programme. Ces supports se veulent aussi varis quadapts aux objectifs dapprentissage et permettent de dvelopper des activits dans diffrents domaines.
2- des activits permettant de dvelopper les comptences retenues dans le programme dans les diffrents domaines dapprentissage, savoir :
des comptences de lecture l'crit et l'oral;
des comptences de production l'crit et l'oral.
3 - une conception de l'apprentissage qui repose sur des situations problmes de recherche pour l'lve et pour le professeur.
4 - des situations d'apprentissage qui favorisent la ralisation de projets individuels et / ou collectifs.
5 l'valuation comme une tape intgre l'apprentissage : une valuation diagnostique avant chaque projet, une valuation formative, la fin de chaque squence, pour rguler les actions pdagogiques et amliorer les performances et une valuation certificative la fin du projet.
La dmarche adopte consiste soumettre lanalyse (activit de comprhension) le texte propos, choisi en fonction de la situation de communication, du systme dnonciation quil prsente et des pertinences, aux plans discursif et linguistique quil contient pour permettre llve de percevoir les aspects du discours inscrits au programme et les structures qui en rendent compte.
Cette analyse et la manipulation des donnes contenues dans le support permettent de faire le point pour fixer les notions retenir et rinvestir dans des activits de production (crite ou orale). Ces activits, proposes la suite de chaque texte, ont un double intrt :
- Elles permettent llve un entranement la production du discours en fonction de lintention communicative nonce dans la consigne. Cet entranement facilitera la ralisation du projet dont il a la charge. Il sera soutenu par des feuilles de route qui jalonnent son parcours.
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- Elles permettent au professeur de mettre en place des activits aussi varies que ncessaires (au plan lexical, phrastique, smantique, organisationnel et discursif).
Le projet est le cadre intgrateur des activits de production crites et/ou orales. Il est la performance travers laquelle se manifestent les comptences dveloppes et le lieu dintgration des acquis.
Le manuel de 3me A.S. prend en charge les diffrents types dvaluation et les situe des moments adapts leurs fonctions :
- L'valuation diagnostique qui est un processus de mesure, de jugement et de dcision trouve sa place avant chaque projet sous forme dactivit de comprhension et/ou de production et permet au professeur de contrler les pr requis pour organiser son action pdagogique en fonction du niveau de ses lves. Elle permettra aussi l'enseignant d'identifier le niveau rel des apprenants afin d'laborer un plan de formation ou doprer les remdiations ncessaires avant de se lancer dans un nouveau processus d'apprentissage.
- L'valuation formative intervient au fur et mesure que le processus d'apprentissage se droule ( la fin de chaque squence). Elle permet de comparer les performances des apprenants par rapport aux objectifs assigns afin d'apporter les rgulations adquates si cela s'avre ncessaire. Elle facilite la gestion du projet et l'adquation entre les vises et les stratgies employes.
- L'valuation certificative (en fin de projet) permet de constater les acquis rels de l'apprenant. Elle met en vidence les lacunes et les lments positifs sur lesquels peut s'appuyer le professeur pour adapter sa stratgie sur le plan des objectifs, des contenus et de la rsolution des "situations problmes" proposes.
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III Plan du manuel
Projet 1 :
Dans le cadre de la commmoration dune journe historique, raliser une recherche documentaire puis faire la synthse de linformation mettre la disposition des lves dans la bibliothque de ltablissement.
Objet dtude : Textes et documents dHistoire.
Intention communicative : Exposer des faits et manifester son esprit critique.
Squence 1 : Informer dun fait dHistoire.
Squence 2 : Introduire un tmoignage dans la relation dun fait dHistoire.
Squence 3 : Analyser et commenter un fait dHistoire.
Projet 2 :
Organiser un dbat dides puis en faire un compte-rendu.
Objet dtude : Le dbat dides.
Intention communicative : Dialoguer pour confronter des points de vue.
Squence 1 : Sinscrire dans un dbat : convaincre ou persuader.
Squence 2 : Prendre position dans un dbat : concder et rfuter.
Projet 3 :
Dans le cadre dune journe portes ouvertes , exposer des panneaux sur lesquels seront reports des appels afin de mobiliser les apprenants et les visiteurs autour de causes humanitaires.
Objet dtude: LAppel.
Intention communicative : Argumenter pour faire ragir.
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Squence 1 : Comprendre lenjeu de lappel et structurer ce dernier.
Squence 2 : Inciter son interlocuteur agir.
Projet 4 :
Rdiger une nouvelle fantastique pour exprimer son imaginaire et provoquer trouble et questionnement chez le lecteur.
Objet dtude : La nouvelle fantastique.
Intention communicative : Exprimer (dans une nouvelle fantastique) son imaginaire et provoquer trouble et questionnement chez le lecteur.
Squence 1 : Introduire le fantastique dans un cadre raliste.
Squence 2 : Exprimer son imaginaire dans une nouvelle fantastique.
Squence 3 : Comprendre lenjeu de la nouvelle fantastique.
Chaque projet prvu dans le programme est sous-tendu par une intention communicative. Ces intentions communicatives ont dtermin, en dernire instance, le dcoupage en squences. Le nombre de squence a t dtermin en fonction des critres suivants : La complexit de lobjectif vis et la nouveaut des aspects du discours pour llve. Ainsi le 1er et le 4me projets sont envisags en trois squences ; les 2me et 3me en deux squences.
Il sagit de mener llve vers une matrise progressive des mcanismes et des structures de la langue et renforcer ses capacits interroger les lments linguistiques contenus dans un discours pour dceler lintention communicative du locuteur (ou du scripteur) en tant que destinataire dun discours dune part, et rendre perceptible son intention communicative en tant que producteur de discours dautre part.
A lintrieur de chaque squence, nous avons prvu un certain nombre de textes (4 ou 5) pour tablir une progression dans le renforcement de la comptence et permettre, en classe, des activits suffisantes pour mener llve vers une matrise de lanalyse ou de la production dun discours.
Chaque support est choisi en fonction de laspect du discours mettre en relief, matrialis dans la rubrique faire le point . Cette 7
rubrique met en vidence ce qui caractrise le support slectionn dans une logique de progression vers lobjectif dapprentissage vis. Elle intervient aprs une activit de comprhension dans laquelle llve est orient vers le systme dnonciation, la situation de communication et les pertinences linguistiques caractrisant le discours en question.
Cette mise au point faite, cest--dire une pertinence du discours releve, lon passe une activit de production (crite ou orale) pour mettre llve devant une situation-problme et lui permettre doprationnaliser les acquis en comprhension.
Le professeur fera de cette activit de production le moment o, collectivement, en groupes ou individuellement, les lves manipuleront les lments de la langue pour laborer un discours (crit ou oral) marqu par une cohrence smantique et manifester une intention communicative prcise nonce dans la consigne. Ces activits de comprhension et de production sont organises et hirarchises dans la perspective de soutien la ralisation du projet de llve. Certaines activits de production relvent des techniques dexpression comme le rsum, la synthse, etc.
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IV Les contenus
CHAPITRE 1: TEXTES ET DOOCUMENTS
DHISTOIRE.
Ce chapitre est divis en trois squences.
Ces trois squences permettent de distinguer le narrable de largumentable dans un crit dhistorien.
Squence 1 : Informer dun fait dhistoire.
Les trois premiers textes (Histoire de la Coupe du Monde, Brve histoire de linformatique et la colonisation franaise) permettent au professeur de clarifier la notion de fait dhistoire, de montrer la progression chronologique dans lexposition des faits, leffacement de lauteur et lenjeu du discours.
Les activits dexpres​sion(crite et orale) vont mettre llve face deux situations :
1- Rechercher des faits, les dater, les hirarchiser et informer son interlocuteur.
2- Procder la rcriture des faits en utilisant dautres procds linguistiques et un autre systme dnonciation avec comme intention communicative : exposer pour informer.
Le texte suivant (Histoire des Arabes : lIslam et les conqutes de D. Sourdel), prsente une narration de faits dans la mme perspective (informer) et avec les mmes caractristiques : effacement de lauteur, neutralit manifeste, etc. La typologie est, de ce fait, marque par des pertinences propres au rcit (temps verbaux, chronologie, personnages, verbes daction, etc.).
Lactivit de production consiste demander llve de reformuler, de manire claire et prcise les informations donnes par le texte dune part, et daborder la technique du rsum et de la prise de notes dautre part. (il serait souhaitable dorienter les lves vers lutilisation de phrases nominales pour renseigner la colonne vnements dans le tableau propos).
Les deux textes suivants : La socit europenne dAlgrie et La population urbaine en Algrie dans les annes 1920 de M. KADDACHE) ont t choisis pour orienter llve vers une autre perspective du discours avec une vise communicative explicite : exposer pour expliquer.
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Cette explication donne une autre dimension au discours : la marque de lhistorien. Le discours reste cependant objectif. Lhistorien informe dune situation en sappuyant sur :
1- une ralit vcue,
2- des documents authentiques.
Mais cette situation tant analyse, la prsence de lauteur est indniable, sans pour autant altrer laspect objectif du discours.
Il reste que les chiffres donns, les explications fournies et les rfrences cites font que lauteur cherche faire de son lecteur un tmoin et quil veut en quelque sorte le convaincre de son analyse. Le procd discursif, tel que choisi par lauteur, fait que son discours relve, en quelque sorte, de largumentatif.
Avec les caractristiques et les moyens linguistiques marquant son appartenance au rcit et une vise communicative rendant le discours objectif, lenjeu est tout autre : Informer dun fait et faire partager son point de vue sur ce fait.
Cette synthse est rendue par le pome rapport par Melha BENBRAHIM dans lequel la relation dvnements est envisage comme une transmission dun vcu pour clairer, aviser, duquer, etc. . Ce qui constitue la mmoire est la somme de faits vcus et verss au profit de lexprience, du prsent et de lavenir au plan culturel et identitaire.
Squence 2 : Introduire un tmoignage dans un fait dhistoire.
Quatre textes portant sur des tmoignages et en relation avec lHistoire de lAlgrie sous domination coloniale.
Dans le premier texte (Delphine pour mmoire de D. DAENINCKS), il est intressant dtudier le systme dnonciation deux niveaux : un systme dnonciation ancr dans le prsent et un autre ancr dans le pass. Cette organisation nest ni neutre ni gratuite en ce sens que lenjeu du discours est de faire partager au lecteur les motions, les jugements et la position de lauteur par rapport aux faits. La position de lauteur est clairement nonce la fin du texte. Lauteur participe un dbat dactualit : le devoir de mmoire et les atrocits commises par le systme colonial pendant loccupation. LHistoire nest pas uniquement la narration mais aussi ce que les faits ont provoqus comme douleur, comme misre.
Le discours nest plus neutre, il se veut partisan : partisan dune vrit que le systme colonial veut cacher ou nier.
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Cette prise de position se retrouve, de manire explicite, chez M Yousfi dans le texte Histoire du 8 Mai 1945 . Le texte sinscrit dans la typologie narrative, aucun indice ne renvoie lauteur, il est apparemment effac. Nanmoins, lexploitation lexicale rvle un enjeu : raconter pour exprimer son point de vue. . Les adjectifs et les adverbes caractrisant les diffrentes actions, le lexique utilis rendent comptent de la prsence du narrateur et de son intention. A titre dexemple, le verbe avouer et tmoigner revtent deux sens dterminants dans lintention communicative : avouer une faute, une erreur, une injustice ; cet aveu justifie la provocation ; de verbe introduit le discours dun reprsentant de lordre colonial. Tmoigner de ce que lon a vu, entendu, vcu ; tmoigner prend, ici, le sens dintervenir pour rtablir une vrit, un droit, et ce tmoignage est loeuvre dun Algrien.
Mme si aucun indice linguistique ne signale la prsence de lauteur (le je napparat pas dans le texte) on peut dire (et la dernire question de lanalyse y aide) quelle est fortement marque par les procds linguistiques et stylistiques adopts : Le discours, de par son enjeu, est argumentatif.
Les production crite et orale vont dans le mme sens et permettront au professeur dtoffer ces activits par un travail sur la langue (dans un cadre textuel typologiquement marqu au plan narratif sous-tendu par un enjeu spcifiquement orient vers la persuasion).
Lexpression des sentiments, de lmotion vcue lors de lvnement prises en charge par un champ lexical appropri et une caractrisation (des lieux, des personnages, des actions, de lambiance, etc.) mliorative ou pjorative (selon leffet recherch) sont mettre en vidence partir de lanalyse des textes Le 1er Novembre Khenchela de S. BOUBAKEUR et Femmes algriennes dans les camps de M. KADDACHE et exploiter dans le cadre du rinvestissement en expression crite.
Squence 3 : analyser et commenter un fait dhistoire.
La squence 3 constitue la parachvement du travail envisag sur lobjet dtude prescrit par le programme : la relation des faits et la manifestation de lesprit critique. En fait, il sagit de superposer les deux niveaux dans un nonc appartenant au type expositif.
Les textes proposs dans cette squence se distinguent des prcdents par le fait quils proposent une analyse dun vnement historique.
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Dans le texte Une guerre sans merci de M.KADDACHE, le fait est contextualis. La situation socio-conomique en Europe et les considrations dordre politique internes ont t, pour lauteur, les vritables causes de lexpdition franaise en Algrie.
Dans le 1er paragraphe, lauteur conteste les motifs que les Franais avanaient (coup dventail) et donne dautres quil justifie par des situations conomiques, sociales et politiques.
Le 2me paragraphe montre laspect brutal et impitoyable de la guerre mene pour occuper le pays et soumettre le peuple algrien. Les faits, marqus par des dates (1842, 1884, 1885) sont tays par des tmoignages dofficiers franais pour convaincre de la justesse du point de vue.
Cest lexpression de ce point de vue, par des outils linguistiques et des procds stylistiques, que le professeur travaillera avec la classe.
Les deuxime et troisime textes ( Le bras de fer avec lordre colonial de R.MALEK et le texte sans titre de M. YOUSFI) mettent en vidence lanalyse dun fait par la mise en relation dune situation propre un pays un moment donn (1945 et 1954) avec dautres vnements ayant eu lieu ailleurs (dans le monde). Lanalyse relve, non pas de la narration des faits mais de ltablissement de relation entre ces faits, dinterrogations sur leur ressemblance, leurs causes, leurs consquences, non pas uniquement sur le groupe social qui les a vcus mais aussi lchelle plantaire. Cet examen et cette rflexion sur le ou les vnements est le propre de lauteur et limplique directement dans son discours. C'est--dire quil expose lvnement historique en y ajoutant ce quil sait de cet vnement. La neutralit na plus de place dans ce type de discours puisquil transmet au lecteur la manire avec laquelle il voit le fait.
Le dernier texte propos (Les Algriennes et la guerre) de K. Taleb Ibrahimi peut servir une synthse de tout le travail sur lobjet dtude. Le fait (en loccurrence, la participation de la femme algrienne au combat pour lindpendance en Algrie) est peru par lauteur dans sa projection dans lavenir. Cest dire que lHistoire nest pas uniquement une succession de faits isols ; ces faits sont en relation entre eux, sexpliquent par les rapports quils entretiennent, se manifestent dans des conditions (sociales, culturelles, conomiques ou autres) prcises et agissent sur ltat de la socit. Ce faisceau vnementiel est le moteur de lvolution sociale en gnral et de lhomme en particulier.
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CHAPITRE 2 : LE DEBAT DIDEES.
Ce chapitre se compose de deux squences.
Squence 1 : Sinscrire dans un dbat : convaincre ou persuader.
Partant du principe que llve a dj travaill largumentation (en 1re et en 2me A.S.), nous lorientons, travers ltude des textes proposs dans le manuel, vers lutilisation de cette argumentation dans une situation de communication dfinie inscrite dans un mode procdural prcis (le dbat) et un enjeu spcifique : changer ses points de vue dans le cadre dune discussion sur une question, ou autre pour aider la prise de dcision. Il sagit dmettre un avis, une opinion en lappuyant par des arguments pour convaincre de sa pertinence et de sa justesse. Il ne sagit pas de convaincre pour simposer, encore moins de sopposer pour sopposer.
Cette dimension est illustre par le texte Les O.G.M. en question de C. Vincent, o travers les diffrents articles qui le composent la problmatique est clairement pose et les enjeux bien dfinis.
Les productions crite et orale renvoient particulirement ce domaine avec un recours la boite outils insre en fin de squence pour y puiser les connecteurs et les introducteurs ncessaires la mise en forme de lexpression.
Le deuxime texte Hamid Serradj runit les fellahs de M. Dib, est un texte narratif, mais lintrt quil prsente est quil permet aux lves de stabiliser laspect procdural du dbat. Les notions de runion (dj installe par le texte prcdent), de modrateur, de discipline de groupe, etc.) sont explicits et serviront au professeur et aux lves de mieux grer les travaux de groupes et la ralisation du projet.
Argumenter consiste soutenir ou contester une opinion, une thse sur un thme ou un sujet, mais aussi agir sur le destinataire en cherchant le convaincre ou le persuader. Le locuteur tient gnralement compte de thses diffrentes des siennes, avec lesquelles il entre en discussion dans une dlibration, solitaire ou collective.
Cela tant, le dbat peut tre entam et les lves en exprimant leurs points de vue les soutiendront par divers procds dont
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lexemple, le registre de langue qui devront tre adapts au niveau du destinataire.
Lexemple, dans les deux textes Comment reconnatre le racisme ? et Le racisme expliqu aux lecteurs du Monde de T. Bendjelloun, est au service de largumentation et varie en fonction de linterlocuteur (son ge, son niveau dinstruction, son milieu social, etc.) et de lenjeu du discours dvelopp (duquer, par exemple).
Pour convaincre, celui qui argumente fait appel la raison, aux facults d'analyse et de raisonnement du destinataire pour obtenir son adhsion rflchie.
- II formule une thse.
- II prsente des arguments, c'est--dire des lments de preuve destins tayer ou rfuter cette thse
- II illustre ces arguments par des exemples (personnels, historiques, littraires ou culturels; citation, anecdote, rcit, fable, mythe...).
Le professeur pourra, par un travail sur la langue (champ lexical, champ smantique domaines de rfrences, etc.) tablir une comparaison entre les deux textes pour faire ressortir limpact de cette adaptation sur lefficacit de largumentation. Cest ce qui explique que ces deux textes sont regroups et ne font lobjet que dune seule rubrique faire le point et dbouchent sur une seule activit de production prenant en charge ces diffrents aspects.
Dans le deuxime texte Le Titanic et les O.G.M. de J.C. Membre, la comparaison permet dtablir des liens entre une situation connue, avre et/ou vcue et une autre dont on veut convaincre des avantages ou des inconvnients. Le renvoi ce qui existe dj et dont linterlocuteur est convaincu (Le Titanic est au fond des mers, il y a eu naufrage, donc tragdie) donne la possibilit de mieux placer les arguments et de convaincre facilement.
Celui qui argumente ordonne ses arguments dans le cadre d'un raisonnement (inductif, dductif, critique, dialectique, concessif, par analogie, par l'absurde...) et d'une progression argumentative o ils sont souvent articuls entre eux par des connecteurs logiques.
Le texte Faut-il dire la vrit au malade de P. Viansson Ponte et alii, a t slectionn pour le prise en charge de cet aspect du discours argumentatif. Ce texte offre lavantage dune structure
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clairement identifiable et que nous appelons, dans le manuel, circuit argumentatif .
Squence2 : Interpeller son interlocuteur, concder, rfuter, ironiser.
Le locuteur doit faire en sorte que ses destinataires se sentent concerns par le discours. II est ainsi conduit multiplier les adresses aux destinataires en utilisant frquemment le tu ou le vous , en les prenant tmoin de ce qu'il dit, par exemple au moyen d'interrogations, de questions oratoires ou questions rhtoriques (fausses questions dissimulant en fait une affirmation).
II peut tenter de soutenir l'intrt de son propos en utilisant des anecdotes ou des exemples frappants. Suivant le contexte, il amusera le destinataire par des plaisanteries ou des traits d'esprit, ou le choquera par des formules volontairement provocantes.
Le texte La crise des certitudes de Paul Valry se prte une exploitation pour mettre en vidence et montrer aux lves les procds utiliss pour raliser lintention communicative du locuteur (lauteur) et lenjeu de son discours. Le choix des mots, des arguments, les situations voques, les oppositions tablies feront lobjet dun questionnement pour montrer leur fonction et leur rle dans le dveloppement du discours en vue de mieux convaincre ou persuader.
Cette intention communicative et cet enjeu devront apparatre dans lexpression crite propose la suite de ce texte et dans laquelle llve rinvestira les procds et les figures de style tudis dans le texte.
La lettre de J. J. Rousseau prsente la concession : lauteur commence par accorder quelque crdit aux arguments adverses, pour dfendre ensuite plus librement ses propres arguments. Cette stratgie lui permet de dfendre avec plus de vigueur sa thse et de rejeter totalement ou en partie la thse adverse.
Le texte de G. de Maupassant slve contre les militaires qui jugent la guerre ncessaire et bnfique. Le professeur pourra aborder largumentation construite sur la rfutation et largument dautorit. Largument dautorit est la thse de V. Hugo que Maupassant cite et quil oppose celle de de Moltke. La thse adverse (celle de de Moltke est traite avec svrit. En relevant les champs lexicaux antagonistes du bon et du mauvais et en tudiant leur mise en relation le professeur disposera d'un bon moyen d'approche de ce type d'argumentation.
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Ltude lexicale des reprises des effets de la guerre laisse apparatre la moquerie de lauteur pour la thse de de Moltke. Le texte sera exploit aussi au plan du style et des figures de style (anaphore, priode, question oratoire, antithse ).
Les deux textes suivants laffiche du journal El-Watan et La proprit, facteur dingalit, rponse Rousseau de Voltaire (le texte de J.J. Rousseau La proprit prive, facteur dingalit est propos pour faciliter la lecture de la rponse de Voltaire) introduisent lironie comme procd dans largumentation. Le choix des termes pour ridiculiser ladversaire est dterminant dans ce type dargumentation et la violence du smantisme qui en dcoule fait que le discours devient raillerie et vise discrditer linterlocuteur relevez chez Voltaire les termes qui renvoient aux animaux sauvages et lutilisation du mot gueux dans la dernire phrase.
Cinq textes traitant du moteur de recherche sur le Web Google , objet dune polmique suite son rachat de YouTube , sont proposs pour faire lobjet dune lecture en vue dune synthse. Le choix qui a prsid leur slection est quils participent un dbat dides sur la confiance que les internautes peuvent accorder ce moteur de recherche et la menace quil prsente dans le domaine de la confidentialit des informations quil stocke sur ceux qui lutilisent.
Des grilles en fin de manuel aideront les lves dans la ralisation de cette synthse.
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CHAPITRE 3 : LAPPEL.
Ce chapitre comprend deux squences.
Squence1 : Comprendre lenjeu de lAppel et le structurer.
Les deux premiers textes (laffiche du secours populaire algrien et lextrait lappel du 1er Novembre) serviront mettre en vidence lenjeu de lappel et percevoir le rapport locuteur/auditeur. Lappel incite laction et la raction.
Texte 2 : Protgeons notre plante de J. Rostand consolide les notions vues prcdemment en permettant llve de comprendre le statut du locuteur et du style qui caractrise ce type de discours. Les procds utiliss sont ceux dj travaills en argumentation.
Texte 3 : Appel du Directeur de lUnesco de MBow
Lmetteur de lappel structure son discours pour obtenir ladhsion de son interlocuteur ; pour cela, il prsente dabord une situation ( juge ou tant ngative). Cela lui permettra de sensibiliser son interlocuteur lide de changement, de raction face cette situation. Cet expos de la situation permet dintroduire des arguments auxquels linterlocuteur est prpar. Les arguments prsents, lincitation laction peut tre possible et a toutes les chances daboutir.
Squence 2 : Inciter son interlocuteur agir.
Lincitation laction est subordonne au choix des arguments, leur enchanement et au style adopt par lmetteur de lappel.
Texte 1 Appel de labb Pierre
Dans ce texte, nous avons relev le style oratoire, le choix des termes pour renforcer le rapport locuteur/auditeur, le champ lexical de lamiti, de la solidarit oppos celui de la misre et du dnuement. Le procd de lanaphore est mettre en relief.
Texte 2 : Appel du 31 Octobre 2002
Dans tout discours argumentatif, pour tre convaincant, le locuteur sadapte au public vis : les verbes introduisant lexhortation, le registre de langue, etc. sont choisis en fonction des destinataire. Etudier dans ce texte les verbes introduisant linterpellation en tenant compte du statut des metteurs (intellectuels) et celui de leurs destinataires de cet appel ( les plus hautes instances politiques de lEtat).
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Texte 3 : Laffiche dAmnesty International.
Lappel peut se raliser sous forme de texte ou sous forme daffiche. Le message iconique est suffisamment explicite pour exprimer ce que peut exprimer un texte crit notamment en ce qui concerne la situation dnonce. Lappel est implicite mais sa force est compense par les indications portes sur laffiche. Ainsi, les personnes lintrieur de la nacelle reprsentent celles spolis de leurs droits et emprisonns par les systmes politiques rpressifs reprsents par la nacelle sous forme de casque de soldat. Lentorse lorthographe du mot quelque part quelquepart dans le texte est voulue. Quelquepart ne dsigne pas de manire indtermine un lieu et donc ne soppose pas partout . Il prend le sens de partout , c'est--dire l ou lon se trouve.
Texte 4 : La recherche dun vaccin contre le sida : une priorit de J.F. Delfraissy.
Ce texte reprend ladaptation du style et des procds en fonction du public vis. Il sagit beaucoup plus, du fait du domaine de rfrence (la recherche scientifique, laide humanitaire) dune invitation une participation la recherche dun remde. Ce texte ne sadresse pas un large public et trouve sa place dans des revues spcialises.
Texte 5 : La langue franaise, une part ou une tare de notre histoire de S. Benassa.
Dans ce texte dominante narrative, se trouve insr un passage injonctif. Lintrt est dtudier la force des arguments, leur enchanement et leur impact sur les parents de lauteur et de ses camarades.
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CHAPITRE 4 : LA NOUVELLE FANTASTIQUE.
Ce chapitre comprend trois squences.
Squence 1 : Introduire le fantastique dans un cadre raliste.
Texte 1 : Le Nez de Gogol.
Ce texte est propos pour expliciter la notion de fantastique. La prsence du nez dans le pain prpar par la femme du barbier est inexplique. Elle constitue un fait trange faisant intrusion dans un cadre habituel et auquel sont confronts des personnages qui nont rien dexceptionnel. Le fait suscite interrogation et trouble, voire peur chez le lecteur. mais ne trouve une explication rationnelle ou logique.
Texte 2 : La main de G. de Maupassant.
(Nous avons opt pour le dcoupage dune nouvelle plutt que le recours des extraits pour permettre llve de suivre le cheminement de lcriture de la nouvelle et mieux percevoir sa structure et les procds utiliss)
Ce texte permet de mettre en vidence la structure de la nouvelle fantastique savoir le rcit-cadre et le rcit-encadr. Deux instances nonciatives cohabitent dans ce texte : le narrateur et le personnage-relais qui prendra en charge la narration du fait fantastique. Le narrateur-relais de par son statut de tmoin privilgi du fait, parce quil la vcu, apporte une crdibilit lhistoire et persuade le lecteur de la vracit des faits raconts.
Texte 3 : La main (2) de G. de Maupassant.
Le narrateur-relais narre et commence par dcrire les circonstances, le lieu o se droule laction. Cette mise en place du dcor et linstallation des personnages importants dans le droulement de lhistoire se fait de telle sorte tenir le lecteur en haleine. La caractrisation, la description sont autant de procds utiliss pour inquiter le lecteur et lintresser la suite du rcit.
Texte 4 : La main (3) de G. de Maupassant.
Dans le dcor install, un lment intrigue : la main accroch au mur. Sa description et le choix des termes utiliss font quelle occupe une place importante et suscite curiosit et peur chez le lecteur. Le fantastique est trs souvent li une atmosphre particulire, une sorte de crispation due la rencontre de limpossible. La peur est
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souvent prsente, que ce soit chez le hros ou dans une volont de lauteur de provoquer langoisse chez le lecteur.
Texte 5 : La main (4) de G. de Maupassant.
La mort de lAnglais reste mystrieuse et les conditions de sa disparition restent inexpliques. La tentative dexplication que le narrateur-relais apporte (cest une sorte de vendetta ) ne semble pas satisfaire les femmes qui lcoutaient.
Squence 2 : Les procds dans lcriture de la nouvelle.
Texte 1 : La ficelle de G. de Maupassant
Dans la nouvelle fantastique, latmosphre des lieux, la perception des phnomnes, les sentiments dangoisse, de peur jouent un rle prpondrant et constituent la cl de vote da la narration. Ces perceptions ne peuvent tre exprims par le narrateur que par le mobilit de son point de vue. Le point de vue externe fait de lui le tmoin dun dcor, dune ambiance, de laspect physique des personnages et le point de vue interne lui permet de dcrire ce que les personnages ressentent ou latmosphre de ltrange dans un dcor quil a auparavant install.
Textes 2 et 3 : de A. Barico et de T. Gautier.
Le droulement de lhistoire dans le genre fantastique se fait selon des rythmes diffrents. Les pauses, les acclrations et les priodes sont autant de procder permettant dinstaller un climat de tension, de lamplifier ou de dtendre latmosphre.
Squence 3 : Comprendre lenjeu de la Nouvelle fantastique.
Deux nouvelles appartenant au registre fantastique sont proposes pour lecture et comprhension dune part, et pour lexercice du rsum dautre part.
Il serait intressant didentifier ltrange dans ces deux nouvelles et solliciter les lves une interprtation de cet trange, ce qui donnera lieu des activits dcriture pour leur permettre dexprimer, leur tour, leur imaginaire.
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Bibliographie
Penser la communication, Dominique Wolton, Flammarion 1998 L'utopie de la communication, Philippe Breton, ditions de la dcouverte 1997 L'explosion de la communication, Philippe Breton, ditions de la dcouverte 1999 Une histoire de la communication moderne, Patrice Flichy, ditions de la dcouverte 1997 Le communication, Marie-Hlne Westphalen, Dunod, 1994
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